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   BEAUTE


Conférence beauty succes



    Une Histoire de la Beauté.  Notre héritage…

La Beauté est une notion abstraite, liée à de nombreux aspects de notre existence humaine, mais avec ce point commun qu’elle nous procure une sensation de plaisir ou de satisfaction.

La diversité des réalités que l’on pourrait qualifier de belles est considérable, paysages, nature, être vivant, art … qui procure en chacun de nous des émotions à leur contact. La beauté est l’objet d’une satisfaction désintéressée et libre, elle s’adresse à l’esprit, elle est inutile (Beaudelaire ) mais s’impose sans qu’on puisse le démontrer. La beauté est partout, la mondialisation, le tourisme favorise le triomphe de la beauté, c’est une esthétisation du monde.

 C’est depuis l’apparition et démocratisation des miroirs à la Renaissance (qui correspond à la reconnaissance de l’individu en tant que tel) puis en 1835 par l’invention du miroir argenté, que cette recherche individuelle de plaire et d’être beau est apparue. Il est à noter que le miroir a été détrôné par les photos et selfies.

De nombreux philosophes ont tenté de définir la beauté  : Socrate, Kant, Hume… la beauté de l’harmonie et de la symétrie, la beauté sensuelle d’une belle chevelure ou de belles courbes, la beauté maternelle de la douceur d’un regard, la beauté éphémère d’une fleur…, mais l’approche psychologique est aussi intéressante et peut être vue sous l’angle de l’attractivité. L’attirance vers des visages symétriques plutôt que présentant une particularité physique ou une difformité, serait dû à une recherche vers un patrimoine génétique non modifié (d’où l’attirance sexuelle…). Mais il existe aussi la beauté troublante des différences assumées (Greta Garbo et son extrême sophistication, Elvis Presley et son déhanchement honteux…), et au XXI siècle les tatouages, piercings ou Implants, dont les magazines ou les réseaux sociaux vantent la valeur. L’influence des médias est indéniable, certains individus calquent leur vie sur leurs idoles, comme exemple à suivre. Les médias bombardent les jeunes d’idées préconçues les attirant ainsi vers une mondialisation du concept esthétique, imposant de nouvelles notions d’esthétique à travers ces icones.


La conception de la beauté évolue dans le temps, les statuettes préhistoriques honoraient déjà la fertilité des femmes, les Grecs la beauté dans un corps sain, la beauté médiévale est unisexe, la renaissance glorifie les corps voluptueux (Boticelli, La naissance de Vénus) ou redéfini des critères de proportion (Leonard de Vinci ), le XXème siècle  vante les corps bronzés signant les vacances,  mais au XXIème la beauté se complexifie.

Les religions et les cultures influent également considérablement notre rapport à la beauté. L’autorité religieuse Chrétienne s’opposait à toute pratique d’embellissement qui reviendrait à corriger l’œuvre de Dieu, mais les fards et masques apparaissent pour cacher les dermatoses qui déforment et enlaidissent. Cette idée est retrouvée dans les préceptes du Prophète qui dit clairement que celle qui se tatoue sera maudite par Allah car la peau est un symbole de protection pour le Coran.


Certaines civilisations où s’expriment les corps librement font porter aux corps des ornements ou les transforment selon des rituels comme en Afrique, tandis qu’au Japon la beauté est éphémère (les fleurs de cerisiers), et cultive le culte de la beauté cachée (kimono, théâtre Nô), et qu’en Chine la beauté est artificielle (pied bandé), alors que l’Indouisme cultive la beauté des 3 inflexions du corps et des jointures. En Occident, l’industrie de la cosmétique nait probablement à Venise où les femmes se teignent les cheveux au soleil sur les terrasses des palais. La cour du roi soleil voit s’épanouir une beauté artificielle de corps comprimés (pour éviter tout débordement involontaire) mais parfois si périlleuse qu’une nouvelle manière de concevoir la beauté plus naturelle et libre voit le jour.


L’apparition de l’électricité, la démocratisation de l’hygiène (disparition de la taxe sur le savon en 1833), de la microbiologie ( Pasteur en1860), de l’anesthésie ( 1846) et surtout depuis l’Exposition Universelle de 1881, et les progrès  de la chimie et des couleurs synthétiques, ont magnifier le maquillage, la médecine ou chirurgie esthétique, qui se sont étendus au monde et deviennent une recherche pour mettre en valeur son corps.

Les progrès sont fulgurants  : le premier Institut de Beauté à Paris en 1895, le 1er mascara Maybelline en 1915, le rouge à lèvre Rouge Baiser en 1927, ou le vernis à ongle Revlon en 1932.

Petit à petit la beauté est pensée comme témoignage de la personnalité. Le marketing pousse chacun à prendre soin de son corps, l’esthéticienne est devenue une bonne fée. La médecine et la chirurgie esthétique depuis Suzanne Noel (réparation des Gueules Cassées lors de la 2eme guerre mondiale) sont devenues moins intrusives et tentent de respecter le naturel. Les actes esthétiques sont passés de 2 millions de procédures dans le monde en 1997 à plus de 20 millions en 2018.


Depuis les années 80, avec la mode Punk, les jeunes générations et même leurs parents, recherchent une singularité personnelle avec la multiplication des produits de beauté, tatouages , piercing , implants… , ces marques corporelles de moins en moins marginales sont devenues un accessoire de beauté,( comme en Afrique  ancestrale ), une affirmation de son identité ( être unique ), une mise en scène de soi. La peau est devenue le parchemin de sa vie pour fixer la mémoire sur son corps, dans une triple recherche  : d’image renvoyée, d’attractivité sur l’autre, d’estime de soi.



  

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